Témoignages

Toute vie est importante, quel que soit les défis, il ne faut jamais perdre espoir

Rania, 14 ans
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ania, une fille de 14 ans et en 2ème année du collège, habite à Tétouan. La ville est située près de Ceuta dans le Pays de Jebala à environ 60 kilomètres à l’est de la ville de Tanger et à proximité du détroit de Gibraltar. Elle est située dans une vallée creusée par l’oued Mhannech. Rania est la 3eme d’une fratrie de 4 (une fille et deux garçons). Sa mère Zohra a 36 ans, femme au foyer. Son père Mohamed a 39 ans. Il est peintre dans la ville d’Al-Hoceima et il fait la navette chaque fin de semaine pour voir sa famille à Tétouan.

Rania est par contre très chanceuse puisque son diagnostic de cancer a été précoce et cela grâce à un radiologue privé de Tanger qui a transmis son cas directement au SHOP de Rabat en urgence. Son père raconte que Rania a eu la Leucémie aiguë lymphoblastique à l’âge de 5 ans, et que grâce à Dieu et aux Médecins de Rabat, sa fille a guéri. Et cela malgré la souffrance qu’il a vécu avec sa petite durant 3 ans (la distance, le transport qui coûte cher ; son emploi qu’il a eu peur de perdre suite à ses absences alors que c’est son unique source de revenu…)
Elle a débuté les traitements de chimiothérapie en 2007.La réaction à la chimiothérapie de Rania parait excellente d’après les analyses de contrôle et cela est un point très positif.

Actuellement Rania est guérie d’après son médecin traitant, puisqu’elle est en rémission complète depuis 11 ans. Elle revient au service pour un contrôle une fois par an. Suite à cette épreuve, elle est devenue très vigilante sur son mode de vie et particulièrement sur son régime alimentaire. Cependant elle manifeste une angoisse élevée face à un risque de rechute ou qu’un proche contracte le cancer. Elle et sa famille requièrent certainement un soutien psychologique pour éradiquer cette crainte de rechute.

Ayoub, 9 ans, Guérison du cancer Lymphome de Burkitt du Foie
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erkane, est une ville marocaine située au nord-est du Maroc, dans la région de l’Oriental au nord des monts des Béni-Snassen. L’économie de Berkane se base essentiellement sur l’agriculture, et la ville est désignée en tant que capitale des agrumes du Maroc oriental. Les clémentines et les oranges de Berkane sont connues et appréciées dans le monde entier. Ayoub est un enfant de 9 ans qui y habite et il est le deuxième d’une fratrie de 2 (une sœur de 13 ans). Il est en CM2. Sa mère Milouda a 43 ans, femme au foyer. Son père Mohamed âgé de 45 ans est un agriculteur.
Sa maman raconte que la maladie commença en Août 2014, avec un gonflement au niveau de ventre et une constipation, avec une fièvre de 39 à 40 degrés. La première consultation s’est faite à Berkane où il a été orienté au CHU d’Oujda. Il y a reçu un traitement qui s’est avéré être inadéquat. Après 20 jours de souffrance, le médecin traitant d’Oujda a annoncé à sa mère qu’il n’y avait plus d’espoir et qu’il était donc préférable de rentrer à la maison en attendant le décès.
La mère est donc rentrée avec son fils. Sans perdre espoir, elle a obtenu une consultation mi-septembre 2014, avec un pédiatre libéral d’Oujda qui a recommandé un transfert d’urgence à l’hôpital d’enfants de Rabat. La maman raconta qu’elle a pris le bus le jour même et qu’elle est arrivée à l’hôpital d’enfants vers 03h du matin, où son enfant a été vu par le spécialiste à 8h du matin.
Dès le lendemain de son arrivée, l’enfant a commencé les analyses et les radios demandées pour commencer un traitement efficace. Les résultats du bilan ont révélé qu’Ayoub souffrait d’un cancer du foie rare (Lymphome de Burkitt du Foie). Il fût hospitalisé pendant un mois et 16 jours pour recevoir les 3 premières cures. La maman déclare qu’elle faisait des aller/retour de Rabat/Berkane tous les 15 jours pour la suite de la chimiothérapie (3 autres cures), malgré la distance entre Rabat et Berkane dépassant les 1000 Km aller/retour ; les 20h de voyages A/R et les 600 Dh A/R. Le plus important pour elle était que son fils puisse guérir. C’était une maladie gravissime. Les 5 cures de chimiothérapie se sont étalées sur 3 mois. Les médecins lui ont annoncée que son enfant fut guérie en l’absence de rechute après 18 mois de la fin du traitement.
Malgré la guérison de la maladie, sa plus grande crainte est que la maladie réapparaisse de nouveau. Aujourd’hui, Ayoub fait un contrôle clinique une fois par an. La maman fait des séances de soutien psychologique à chaque visite à l’hôpital pour surmonter sa peur

Chaimae, 10 ans, Le combat de Chaimae contre son cancer généralisé (Neuroblastome métastatique)
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e combat de Chaimae contre son cancer généralisé (Neuroblastome métastatique)

J’ai 10 ans. J’habite Salé avec mes parents et mes 2 frères. Je suis à l’école primaire. Mon père travaille au jour le jour, sans emploi fixe. Maman s’occupe de nous à la maison.
Alors que j’ai passé un bon trimestre à l’école, on a diagnostiqué chez moi, en Janvier 2015, un cancer dans mon ventre, appelé Neuroblastome, déjà au stade généralisé dans tout mon corps.
J’ai commencé alors mon combat en subissant de nombreuses cures de chimiothérapie. Je suis devenue faible ; très faible ; triste, surtout ne pouvant plus aller à l’école.
Après quelques mois, on m’a ouvert le ventre pour extirper le mal. Les médecins ont été contents de ma patience et du succès des traitements. Ils m’ont alors proposé la greffe de moelle osseuse pour augmenter mes chances de guérison. J’ai accepté sans comprendre. Mais ce fut très pénible de vivre emprisonnée dans une chambre avec maman pendant presque un mois. Ensuite, on m’a envoyé dans un autre hôpital pour irradier mon ventre tous les jours pendant 2 semaines.
Ouf, après un an, je viens de finir mes cures de chimiothérapie. Tout est bien qui finit bien. Du moins je l’espère.
J’espère guérir définitivement de ma maladie. En attendant, j’ai hâte de retourner à l’école et jouer avec mes amis, loin du stress des traitements lourds.
Je remercie maman qui m’a accompagné dans ma maladie à la maison et à l’hôpital 24H sur 24, mon père et mes frères. Je remercie l’équipe soignante du SHOP qui a déployé des efforts considérables durant une année pour m’empêcher de mourir. Je remercie vivement la Fondation Lalla Salma qui m’a sauvé en me procurant les médicaments de la greffe, très chers et introuvables dans mon pays. Je remercie également les autres associations qui m’ont aidé : Avenir, Soleterre et les bénévoles de la Fondation Lalla Salma.
Courage aux autres enfants qui continuent à combattre ce terrible cancer comme moi au SHOP. Je vous ramènerai beaucoup de sourire et de dessins à ma prochaine consultation.

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